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Saint-Valentin : quand Cupidon toque à la porte de l’agence matrimoniale

Saint-Valentin : quand Cupidon toque à la porte de l'agence matrimoniale

Publié le mercredi 17 février 2021 à 09h50

On y est. Couvre-feu ou pas, gel hydroalcoolique et masques ou pas, on y est bien. Au 14 février. La Saint-Valentin. Vous savez ? Katel Lecuillier, elle, sait. Et cela fait toujours les affaires de son agence matrimoniale Unicentre à Vannes

En cette Saint-Valentin, est-ce que les agences matrimoniales ont la cote ? 

On travaille très bien en ce moment. L'activité s'était ralentie avec le premier confinement, mais est repartie de plus belle après le second. Nous avons environ 40% d'adhérents en plus par rapport à nos statistiques habituelles. C'est le cas dans le Morbihan, mais le phénomène est national. 

Les contraintes liées à la crise sanitaire ne freinent donc pas les personnes qui recherchent l'âme soeur ? 

Les confinements il y a peu, le couvre-feu maintenant, quand on vit seul, ce n'est pas facile à accepter ces nouveaux modes de vie. On se rend compte que dès qu'il y a des mesures contraignantes onnoncées par le gouvernement, cela se traduit par un flux de personnes à l'agence. Le contexte actuel a un effet déclencheur chez des personnes qui hésitaient à nous solliciter. Actuellement, nous avons environ 200 adhérents sur les deux agences que je dirige, à Vannes et Lorient.

Qui vient vous voir ?

Nous avons des trentenaires, mais le gros de notre clientèle, ce sont des gens âgés entre 40 à 70 ans. Il y a beaucoup, beaucoup de divorcés. Des personnes veuves aussi. Et des gens qui sont célibataires tout simplement. En ce moment, nous avons autant d'hommes que de femmes, alors que les femmes étaient plutôt majoritaires dans le passé. Chez les actifs, on a de tout : de l'ouvrier au chef d'entreprise. C'est très varié en fait. 

Est-ce qu'internet n'a pas créé une redoutable concurrence pour vous ? 

Pas vraiment. Il y a bien sûr beaucpu de monde à aller ou à être allé sur des sites de rencontres. Mais il y en a beaucoup aussi qui s'en sont lassés. Ce n'est pas le type de relations que recherchent les personnes qui viennent nous voir. Ce sont des gens vraiment motivés pour trouver l'âme soeur. Sur les sites de rencontre en ligne, on est plus dans la consommation. Quand ils rencontrent, grâce à notre agence, in partenaire avec qui ils accroches, l'homme ou la femme entrent dans une démarche de séduction. Même si pour certains c'est compliqué après avoir passé 30 ans avec le même conjoint.  

Comment se passe les rendez-vous ? 

Il est très rare que je reçoive à l'agence. Je préfère de loin me rendre chez les femmes et les hommes qui m'appellent. C'est plus parlant de les rencontrer dans leur intimité. Je leur demande de parler de leur vécu, de leurs goûts, de leurs attentes. Ils peuvent parfaitement exprimer des préférences physiques. En revanche, je ne montre jamais de photos de nos adhérents. On n'a pas la politique du catalogue où l'on montrerait les photos de partenaires possibles. De toute façon, un photo, ce n'est pas représentatif de la personne. Ensuite, je les mets en relation en leur communiquant leur numéros de téléphone. Le plus souvent, c'est l'homme qui appelle. Parfois, ça matche tout de suite, parfois, il faut plusieurs rendez-vous, parfois, ce n'est pas la bonne personne. 

Combien coûte votre prestation ?

1.200€ si l'on choisit une adhésion de six mois, 1.600€ pour un an. 

Article rédigé par Loic Berthy ® pour Le Télégramme